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Nudge management – ne loupez pas la mouche !

Le management est dans une tendance à l’horizontalité, à une réduction de la rigidité des hiérarchies. Le Nudge Management s’inscrit dans cette tendance, et a le mérite de s’imposer sans coercition. Explications !

De quoi parles-tu, Jems ?

La première fois que j’ai entendu parlé de « Nudge » en économie, c’était en 2017 quand Richard Thaler (il est 15h09) a eu le « prix Nobel » d’économie (qui n’en est pas vraiment un). On me l’avait exopliqué de la façon poétique suivante : le nudge, c’est la fausse mouche imprimée parfois dans les urinoirs. Elle permet de réduire la saleté moyenne des WC pour hommes, sans les punir ni les forcer. Simplement en les incitant psychologiquement à viser droit.  Et figurez-vous que ça fonctionne !

Une fausse mouche au fond d’un urinoir, que j’avais rencontré à l’aéroport d’Amsterdam-Schipol

Nudge, ou « coup de coude » en français, mais le mot est souvent traduit par « coup de pouce », est une technique pour inciter des individus ou l’ensemble d’un groupe humain à changer tels comportements ou à faire certains choix sans être sous contrainte ni obligation et qui n’implique aucune sanction. Cette méthode d’influence est qualifiée de « paternalisme libertarien » car elle permet de faire ses choix sans coercition (sans usage de la force ou la menace de celle-ci). Elle a été mise en lumière, en 2008, par Richard Thaler et Cass Sunstein dans leur livre Nudge : Améliorer les décisions concernant la santé, la richesse et le bonheur.

Application au management

Richard Thaler a analysé la finance comportementale et en a tiré ses conclusions. Mais elles s’appliquent également au management. On part alors du constat que le rôle du manager est de faire évoluer une situation vers un objectif précis, le principe est qu’une mission est mieux exécutée quand elle vient d’une proposition personnelle même si elle est orientée. Au sein d’un grand groupe ou dans une plus petite entité, la motivation, mais également la créativité des équipes, peuvent être portées par ce fonctionnement favorisant les initiatives.

En pratique

Cette méthode de management peut s’appliquer très simplement, même si elle dépend non seulement de l’entreprise mais aussi de la personnalité de chacun. Le rôle du manager est, ici, central :il doit adopter une réelle philosophie managériale au quotidien, tout en prenant en compte le fonctionnement de l’entreprise et la personnalité des membres composant son équipe.

Par exemple, si des collaborateurs n’ont aucun mal à être force de proposition, d’autres peuvent être davantage sur la réserve. Il est important de connaitre les points forts et les points faibles de chacun, pour pouvoir en faire ressortir le meilleur, les inciter à agir dans la bonne direction et mener à bien les projets.

Quelles en sont les limites ?

Cette méthodologie étant basée sur l’influence, avec pour but d’éviter de générer de la frustration ou de la démotivation, l’une de ses limites se situe dans la pratique effective de cette influence. En effet, la manipulation des collaborateurs est un travers qui peut vite être possible. Le nudge n’est pas la manipulation.  Pour ne pas franchir cette limite et puisque l’incitation comporte inévitablement une dimension psychologique, ce dernier doit savoir user de son leadership sans abuser de sa position ou de son ascendant.

Il est également indispensable de savoir déterminer dans quelles situations adopter cette méthode de management. Bien évidemment, tout manager doit pouvoir prendre d’importantes décisions lorsque la situation le nécessite. Le recours à la « force » de l’autorité (coercitive) est parfois nécessaire. Enfin, si cette théorie est applicable dans de nombreux cas, sans doute est-elle réduite lorsqu’il s’agit de l’appliquer à certaines professions ou services, notamment où la loi cadre largement les actions comme dans les métiers juridiques, médicaux ou financiers.

Quoi qu’il en soit, le nudge management, dont « l’incitation » est le maître mot, suppose d’une part, de l’autonomie et une liberté dans la prise de décision par les équipes, et d’autre part, la maîtrise et la mesure de tout un ensemble de facteurs par le manager.

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